Prélenfrey-du-Gua, Isère, le 13 mars 2005
Je croisais souvent l'alpiniste chamoniard Jean-Christophe Lafaille. Contraste étonnant de sa silhouette frêle et de son humilité avec sa détermination farouche. L'agence de communication où je m'occupais de la rédaction avait créé son site Internet et nous avions aussi en charge une partie de son contenu. En mai 2000, lors de son ascension du Manaslu, au Népal, nous le retrouvions tous les deux jours par satellite. Expérience captivante. La question que tout le monde se pose me taraudait. Et c'est parce qu'elle est si banale que je n'ai jamais osé lui demander pourquoi cette course vers l'ultime. Les passions de l'extrême et du combat sur soi ne s'expliquent pas, sans doute, sans fondements psychanalytiques inutiles à développer ici. Toutes mes pensées à son épouse Katia et à leurs trois enfants.



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